To be or not to be ???

Le “petit chemin d’Isidore” est-il, oui ou non, le chemin des Piochs ?? (1ère partie)

Chemin faisant, de confront en confront, et d’hier à aujourd’hui,

       Tel le Phénix renaissant de ses cendres … ?

            Ou plutôt, serpent de mer surgissant des profondeurs de pelletées de terres imposées …

                    Vient-il rappeler à la conscience humaine que l’eau dicte sa loi ?!?

https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9viathan#/media/Fichier:Destruction_of_Leviathan.png | gravure de Gustave Doré 1865
Source : carte Napoléonienne https://archives-pierresvives.herault.fr

Les 4 confronts du titre de propriété de 1920 :
1 Planchon, 2 Serin Antoine, 3 Malabouche et 4 Chambert (Valesque)

D’aucuns ont pu affirmer que ces confronts étaient ceux, non pas du chemin, mais de la F 214 elle-même…
Mais … Pourquoi la F 215 Goudard devenue Brun n’est-elle pas mentionnée ? pas plus que la 217 à l’ouest ???

 1. Confront 1 PLANCHON

Le registre foncier 5 P 1599 des Archives départementales de l’Hérault mentionne Cérisse PLANCHON comme propriétaire de la F 213 bien avant 1920, alors que la F 214 est encore propriété DUPIN, les F 210-11-12 à ARTIGNAN, et la 193 à Vve ARBOUSSIER.

Son descendant Jean Louis Albert PLANCHON décède en 1901, la F 213 ira aux descendants de sa fille Herminie épouse DAVID en 1873 :

Promesse de mariage Source : https://archives-pierresvives.herault.fr
Source : https://archives-pierresvives.herault.fr

La F 213 sera par la suite divisée par donation partage DAVID (Archives Départementales 34 – 45Q/1 Volume 217 N° 79 du 30 mars 1886)

Et sa partition ouest sera acquise, par ventes successives (Archives Départementales 34 – 45Q/11 Volume 1155 N° 50) par les Consorts BRUN et héritiers.

L’acte 45Q/11 Volume 1155 N° 50 lève toute ambiguïté sur le fait que les confronts cités sont bien ceux du chemin :

Source : Archives départementales Hérault

« parcelle de terre en nature de vigne sise commune de Montbazin, lieu dit La Garelle, connue pour le chemin de Villeveyrac, cadastrée à l’ancien plan, section F, n° 213, et au nouveau plan section F, n° 69 … confrontant : la route (NDLR : avenue de Villeveyrac-D5), BRUN (NDLR : F 215 à l’ouest), REVERBEL (NDLR : F 214), le chemin des Piochs (NDLR : au nord) et veuve ROUZIER (NDLR : à l’est).

Cet acte de 1944 prouve définitivement que c’est bien le chemin des Piochs dont les consorts Planchon étaient cités comme confronts dans le titre de propriété Reverbel de 1920

Le chemin des Piochs et « le petit chemin compris dans la vente » ne font qu’un !


Et c’est cette même partition nord-ouest F 382 ex-F69 de la F 213, future F 543 puis AD 60, qui sera bornée sur le chemin des Piochs avant vente à ses actuels propriétaires (SPF2 3404P02-1992-12688 confirrmant l’origine de propriété).

2. Confronts 2 SERIN

Malgré un historique parcellaire compliqué (les actes notariés ne comportent pas de visuels des parcelles et surtout de leurs divisions successives), c’est un confront qui ne pose pas de difficultés particulières :

Jean Antoine SERIN, époux Victorine CABANES en 1859, est le père de Joseph Louis Victor SERIN CABANES né en 1857 et reconnu en 1877 :

Source : https://archives-pierresvives.herault.fr

Et c’est Joseph qui est mentionné comme propriétaire des parcelles F 202-211 et 210 à partir de 1903 sur le registre foncier Archives Départementales 5 P 1601 :

Source : https://archives-pierresvives.herault.fr

De son mariage avec Emilie Sidonie BOUTEILLER, naîtra en 1896 Emile René SERIN :

Source : https://archives-pierresvives.herault.fr

Emile René SERIN est le grand-père de l’actuelle propriétaire de l’actuelle AD 08 (SPF 2 3404P02 Volume 2014P-12688 N° 3390) dont la mère était présente au bornage du 15 mars 1991…

Pourquoi d’aucuns n’ont-ils pris en compte que la 212 comme confront de la F 214 ?
Pourquoi avoir omis la 210 qui, nous l’avons vu dans les documents précédents (Repères toponymiques et Analyse du confront CHAMBERT à l’ouest), assure la continuité des confronts de l’entier chemin des Piochs ?
de son départ à la F 214 à l’Ouest jusqu’à la F 198 dominant sa jonction à l’Est avec le cami d’Antonègre juste en face de la maison de maître Valesque / Chambert ???

3. Confronts 3 MALABOUCHE

Pierre MALABOUCHE père, domicilié à Cournonterral, épouse Caroline BAUDASSE, domiciliée à Montbazin, en 1845, devant Jean-Paul CHAMBERT-DISPOS et Prudent CHAMBERT :

Source : https://archives-pierresvives.herault.fr

Pierre MALABOUCHE fils naît en 1850 :

Source : https://archives-pierresvives.herault.fr

Du confront à la confrontation, il n’y a qu’un pas, la sérénité ne régnait pas toujours ! :

Comme en témoigne ce document personnel communiqué par les descendants de Joseph SERIN

… Lequel prouve une fois de plus la présence du toponyme des Piochs jusqu’aux vignes de Pierre Malabouche !…

Pierre II MALABOUCHE épouse en 1874 Alexandrine GROS.

Ils auront 3 enfants dont Henri Addolphe décédé en 1877 à 13 mois, puis Agnès Anaïs Antoinette née en 1877 à Montbazin :

Source : https://archives-pierresvives.herault.fr

Puis, à « Cette » en 1882, Adolphe Antonin MALABOUCHE :

Source : https://archives-pierresvives.herault.fr

Ce sont les héritiers d’Adolphe Antonin MALABOUCHE qui, par ventes successives à Maître PIQUET, notaire à Gigean, puis à la SAFER, assureront la transmission de la parcelle F 193 et son intégration dans l’AD 79 actuelle.

L’acte SPF 3404P02 Volume 7936 N° 200 retrace très clairement cet historique parcellaire.


Et, surtout, il nous indique qui sont les propriétaires actuels du chemin des Piochs :

Cet acte de 1981 va procéder, par échanges parcellaires, à l’intégration, dans les biens des descendants REVERBEL, l’origine même du chemin des Piochs, le « petit chemin compris dans la vente » de 1920

L’angle sud-ouest de la F 193 revenant aux descendants Reverbel, c’est le confront Malabouche du chemin des Piochs qui a disparu dans l’actuelle AD 66 leur appartenant (F 216 ex-Brun + F 217 maison + F 445)

Source : https://archives-pierresvives.herault.fr + Géoportail

Le tout début du chemin des Piochs, entre maison et angle de l’AD 08 des descendants Serin ne peut plus prêter à confusion !

Mais pourquoi avoir amputé la F 193 de cette F 445 pour la fondre dans l’AD 66 sise à l’opposé de la maison ?
Pourquoi ne pas l’avoir intégrée dans l’AD 64 issue de la F 214 achetée par Isidore Reverbel ?
Pourquoi enfin la donation-partage des descendants Reverbel ne mentionne-t-elle

(SPF 3404P02 Volume 2004P N° 12297)

  • Ni le chemin des Piochs passant en berge sud de la F 445 ?
  • Ni la servitude de passage au travers de l’AD 65 des descendants Brun qui leur permet d’accéder directement à l’avenue de Villeveyrac anciennement D 5

 

 

Serait-ce pour oublier l’existence même du chemin des Piochs, et ce dès 2004 ?

Serait-ce pour la même raison que le bornage de 1991 n’a jamais été contesté ?

Oubli ? Consentement tacite ? Amnésie familiale transgénérationnelle ?

Les actuels propriétaires du chemin des Piochs ne sont-ils pas « nus » à l’égard de leurs usufruitiers ?

 

 

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